Dimanche 29 mars, nous sommes 46 lève-tôt à braver le changement d’heure pour effectuer la randonnée emblématique de la côte basque, le Jaizkibel en boucle depuis Notre Dame de Guadalupé.
Nous démarrons d’un bon pas, la randonnée est longue et le temps frisquet. Très vite, une averse malicieuse nous oblige à passer nos ponchos. Michel nous rassure, le temps va virer au beau, Météoblue l’annonce. Effectivement, peu après, le vent se lève, le ciel se dégage et nous pouvons profiter pleinement du spectacle grandiose des falaises et de la côte déchiquetée, battue par l’océan qui s’étend à perte de vue. Le sentier côtier monte et descend au milieu des asphodèles, des anémones, des lithodora ou grémil, petites clochettes d’un bleu intense semblables à des gentianes, qui portent bien leur nom (littéralement cadeaux des pierres) tant elles nous enchantent à chaque pas. Au détour du chemin, un treuil rouillé nous rappelle que, jadis, sur ce littoral désormais préservé, les hommes ont peiné dur, ramassant les algues rouges et les remontant par paniers afin de les vendre. Nous continuons d’avancer, surplombant des criques secrètes, admirant l’eau aux couleurs si changeantes qu’un nuancier ne suffirait pas à les nommer toutes. Vers midi nous arrivons aux paramoundras, concrétions de grès dur encastrées dans de petits bassins ronds, une vision magique qui laisse libre cours à notre imagination. Animaux fantastiques, quillet de géants, boulets de canon d’un autre âge ? Nous quittons à regret l’estran pour nous engager dans la montée. Quelques passages où il faut mettre les mains et nous voilà arrivés à une pelouse dominant l’océan. Nous pique-niquons au milieu des fleurs, contemplant le paysage somptueux.
Un point orientation pour les courageux stagiaires puis, contrairement à l’habitude, nous entamons la montée véritable qui nous conduira au sommet (573 m). Un gros quart d’heure de marche et, à une bifurcation de la piste, le groupe se scinde en deux afin de respecter le rythme et les besoins de chacun. Nous nous retrouverons sur le chemin de crête pour rallier notre point de départ. Du sommet, la vue est superbe. Face à nous la baie de Fontarrabie et Hendaye, à droite les sommets pyrénéens, à gauche toujours et encore l’océan et sa houle puissante.
Si le coup d’œil est sublime, le vent est plus que frisquet et la journée avance, nous pressons le pas sans trop nous attarder aux vestiges historiques qui jalonnent la fin du parcours.
A 17 heures, retour au car et départ vers les Landes. Aux douaniers qui nous contrôlent un peu plus tard, nous pourrons déclarer avec fierté : 19 kilomètres de sentier, presque 900 mètres de dénivelé cumulé et une journée de plaisir.
Merci Michel pour avoir mené cette « sortie de secours » qui s’est révélée être une merveilleuse escapade !
Marie N.
Photos :
Dominique L.
Manon A.
Sylvie R.
Vivianne R.